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1 – LES PREMICES DE NOTRE MODELE ECONOMIQUE

A la sortie de la guerre, Madagascar est le poumon économique de l’Océan Indien.

La Réunion n’est qu’une annexe commerciale. Elle est usée économiquement, moralement et politiquement. La situation semble désespérée.

Le port de la Pointe des Galets est en très mauvais état. Le trafic maritime ne concerne qu’une soixantaine de navires qui transportent la marchandise dans des caisses en bois. La départementalisation de l’île en 1946 va favoriser une nouvelle stratégie de développement du territoire réunionnais.

1953, LES COMMERÇANTS CREENT LE SYNDICAT DES COMMERÇANTS 

En 1953, La Réunion fonctionne sur un modèle d’économie de comptoir, s’appuyant sur quelques familles et sur les premiers investissements d’après-guerre financés par le FIDES et la Caisse Centrale : l’aménagement du réseau routier et surtout de la Drague  » Boutteville 2 » qui va dégager le goulet d’entrée du port et permettre de décharger à quai.

Le 26 février, quelques importateurs décident de créer le « Syndicat des Commerçants ». A sa constitution, il est composé de noms qui résonnent encore aujourd’hui : Legros, Ravate, Caillé, Guézé ou encore Dindar, Zadvat… Pierre PEYRON est son 1er président.

Le syndicat est constitué de cinq sections professionnelles : les sections Exportation, Importation, Automobiles, une section chinoise et une section musulmane. Cette architecture originale reflète le modèle économique et social de la société réunionnaise de cette époque.

1960 – L’INDEPENDANCE DE MADAGASCAR CHANGE LA DONNE ECONOMIQUE

L’Indépendance de Madagascar en 1960 vient renforcer l’intérêt de la France pour le territoire réunionnais et lui donne une nouvelle dimension stratégique dans l’Océan Indien.

1961 – LA 1ERE GRANDE SURFACE BOUSCULE LES HABITUDES DE CONSOMMATION

Jusqu’à la fin des années 60, l’appareil commercial est principalement composé d’unités indépendantes de moins de 120 m2. S’y ajoutent quelques grands “bazars” et magasins populaires sur les principales agglomérations urbaines du département.

Prisunic, la première grande surface de l’île d’une surface totale de 3 000 m2, est ouverte rue du Maréchal Leclerc à Saint-Denis en août 1961, par un membre du Syndicat des Commerçants, Raymond LAW SON.

Ce dernier décide de baisser ses prix de 20 % par rapport aux cours du marché local et de vendre ses produits exclusivement au comptant : un changement d’habitude pour les Réunionnais habitués à la petite boutique souvent détenue par des chinois (70 %) et où le crédit est la règle. Plusieurs supermarchés verront par la suite le jour. 1963 – OUVERTURE DE LA ROUTE EN CORNICHE L’ouverture de la route en corniche marque une nouvelle étape dans la fluidification des transports de marchandises sur l’île.

1967 – INAUGURATION DE LA NOUVELLE PISTE DE GILLOT

Le 1er août, le Boeing 707 « le Château de Villandry » inaugure la nouvelle piste de l’aéroport de Gillot. Trois jours plus tard, c’est le premier vol commercial direct Métropole-Réunion.

2- LE SICR S’IMPLIQUE DANS LA QUALITE DU DEVELOPPEMENT 

A partir de 1970, le SICR structure sa stratégie syndicale et accompagne le développement de nouveaux outils : conventions collectives, structures professionnelles et interprofessionnelles.

1970 – INTERMETRA EST CREE A L’INITIATIVE DU SYNDICAT
Grâce à ce service de médecine du travail créé en décembre, les obligations législatives en matière de santé au travail vont pouvoir être appliquées.

1971 – LE SYNDICAT DES COMMERCANTS DEVIENT « SIGR »
Sous la présidence de Monsieur F. GUEZE, le Syndicat des Commerçants devient en juillet le SIGR – Syndicat des Importateurs Grossistes de la Réunion.

1972 – LE SICR EST MEMBRE FONDATEUR DU COLIER – MEDEF
Le COLIER (Comité de Liaison des Intérêts Economiques de la Réunion) deviendra plus tard le MEDEF Réunion.

JANVIER 1975 – CONSTITUTION DE LA FILIERE BOVINE
Toujours dans la même dynamique de structuration de filières, les membres du SIGR participent activement à la construction de la filière bovine, notamment à la mise en place du GIE Viandes qui deviendra plus tard l’ARIBEV.

1982 – LE SICR PARTICIPE A LA REDACTION DES CONVENTIONS COLLECTIVES DU COMMERCE ET DE L’AUTOMOBILE
Afin de fixer un cadre légal au sein des professions, d’instaurer le dialogue social, de préserver les activités et réguler la concurrence, le SIGR participe à un progrès social important : la rédaction de la convention collective du commerce de la Réunion et de la convention collective auto-moto de la Réunion.

1984 – LES IMPORTATEURS SOUTIENNENT LA POLITIQUE DE L’IMPORT-SUBSTITUTION
L’octroi de mer, qui existe depuis le 17ème siècle, devient une taxe régionale à partir de 1984.
Cette taxe qui s’appliquera uniquement aux produits importés jusqu’à 1992 favorisera la politique de l’import-substitution. Elle contribue au développement de l’île avec un double objectif : la protection des productions locales et la constitution d’une ressource primordiale pour les collectivités locales. Les fonds recueillis s’élèvent aujourd’hui à environ 300 millions d’euros.

1988 – OUVERTURE DES 1ER HYPER « EUROMARCHE » 
A partir des années 90, la concurrence s’accentue entre les principaux acteurs avec l’ouverture de 6 centres commerciaux de très grandes surfaces (plus de 5 000m²).

1989 – LE SICR PROFESSIONNALISE SES SECTIONS PROFESSIONNELLES
Pour sa section « Automobile », il adhère à la Chambre Syndicale Nationale du Commerce et de la Réparation Automobile (actuel CNPA). Pour sa section « Importation », il adhère à la Confédération Internationale du Commerce de Gros.

1997 – LE SIGR DEVIENT L’ACTUEL SICR
En octobre, sous la présidence de M. R. FOURCADE, le SIGR devient le « Syndicat de l’importation et du Commerce de la Réunion », plus communément appelé par son acronyme SICR. Ce changement de nom sera le point de départ d’une nouvelle dynamique d’actions en faveur du développement de la Réunion.

3 – A PARTIR DE L’AN 2000, LE SICR DENSIFIE SON ACTION SYNDICALE

A partir de 2000, le SICR sort de son contexte syndical traditionnel pour offrir de nouveaux services à ses adhérents. La Formation professionnelle et la gestion des déchets s’ajoutent à ses deux autres priorités : la veille et la représentation de ses adhérents.

2001 ET 2003 – LE SICR CREE LES 1ERS ORGANISMES REP : ATBR ET AVPUR
Sous l’égide du SICR et avec l’aide de l’ADEME, les importateurs créent les 2 premiers organismes collectifs locaux pour la gestion des déchets d’accumulateurs au plomb avec ATBR et celle des pneumatiques avec AVPUR. Depuis 2010, le SICR assure uniquement un mandat institutionnel et politique pour ces deux structures qui ont leur propre gouvernance.

2002 – LE SICR EST MOTEUR DANS LA MISE EN PLACE D’UNE CRP AUTOMOBILE
La commission régionale paritaire (CRP) de la formation Automobile a pour principales missions l’animation d’une politique de formation régionale et la collecte de la taxe parafiscale par l’ANFA – Association Nationale pour la formation automobile. Les partenariats privilégiés établis avec l’OPCALIA, l’ANFA et le GNFA- Groupement National pour la Formation Automobile ont permis d’élaborer des outils spécifiques : le contrat d’objectifs régional, un EDEC, un observatoire des métiers avec le CARIF OREF… Au sein de la CRP, le SICR a également milité pour la création d’un outil de formation dédié aux métiers de l’automobile : le Campus Professionnel de l’Océan Indien qui accueille également la Cité des Métiers.

2002 – LE SICR ADHERE A L’UMIR
L’UMIR, Union Maritime Interprofessionnelle de la Réunion, est une force de proposition et d’accompagnement pour toutes les initiatives favorisant à moyen et long terme le développement de l’activité économique du Port.

2006/2007 – LE SICR EST MANDATE PAR COREPILE, ECO-SYSTEMES ET RECYLUM POUR ACCOMPAGNER LA MISE EN ŒUVRE DES FILIERES REP LOCALES Le SICR exerce un rôle de facilitateur auprès des éco-organismes nationaux dont la mission est d’organiser le financement, la collecte et le recyclage des déchets relevant de la responsabilité du producteur : Corepile pour les piles, Eco-systèmes pour les déchets d’équipements électriques et électroniques ménagers, et Récylum pour les lampes.

2007 – LE SICR DEVIENT ACTIONNAIRE D’INFOPORT
La société INFOPORT a pour mission de gérer un système d’informations à l’usage des professionnels de la communauté portuaire. L’outil Infoport : – modernise la gestion du fret en améliorant les performances, – fiabilise les informations, – accélère les échanges de données entre les différents opérateurs.

2009 – 1ER COLLOQUE SUR L’ENVIRONNEMENT A LA REUNION
En septembre, le SICR, avec l’aide de l’ADEME et de la Région, organise le 1er Colloque de l’Environnement : « Comment relever le pari d’une Réunion propre ? ». Cette manifestation favorisera les échanges avec l’Ile Maurice en matière de transferts transfrontaliers des déchets et permettra d’établir une feuille de route concrète autour des enjeux entourant la gestion des produits en fin de vie.

2011 – LE SICR CREE LA SOCIETE SERVICES DE L’IMPORTATION ET DU COMMERCE DE LA REUNION
Cet outil permet au SICR d’offrir des prestations de services dans le domaine de la formation et de l’environnement.

2012 – LE SICR INITIE LE PROJET DE CLUSTER DE L’ENVIRONNEMENT – GREEN 
Le SICR initie le cluster GREEN dont la vocation est de fédérer les entreprises engagées pour l’environnement autour de projets économiques et écologiques d’envergure. En décembre 2012, le SICR-GREEN présente devant les directeurs de l’AFD et le Secrétaire Général de la Commission de l’Océan Indien (COI) un projet d’étude de diagnostic pour une gestion optimisée de déchets dans l’Océan Indien. La COI obtiendra le concours financier de l’Agence Française de Développement pour le financement de cette étude. En février 2013, La Commission de l’Océan Indien (COI) lance un AMI – appel à manifestation d’intérêt pour la sélection de consultants chargés de l’étude de diagnostic pour une gestion optimisée des déchets dans l’Océan Indien.

2013 – LE SICR EST MANDATE POUR ACCOMPAGNER LA FILIERE AMEUBLEMENT
En juin, l’éco-organisme Eco-Mobilier mandate le SICR pour accompagner la mise en œuvre de la filière ameublement, et par son biais favoriser l’économie circulaire. Les travaux concernant les REP en devenir, sont menés en collaboration avec l’ADEME.